Il est autorisé… d’autoriser

Publié : le 31 juillet 2011 par astringues dans Société
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Le maire de la Ciotat (Bouches-du-Rhône) a décidé d’interdire une des plages aux fumeurs. Bon. Dans cet article, Ouest-France annonce même la couleur : La Ciotat et New York même combat anti-fumeur. Bon. Aucun commentaire par contre dans l’article sur les raisons de cet arrêt municipal (peut-être le journal n’envisage-t-il même pas que l’on soit surpris ?).

Mais oui, au fait, pourquoi ?

Les raisons sanitaires qui ont été évoquées pour justifier l’interdiction de fumer dans les lieux publics n’ont pas la moindre validité en plein air, et encore moins sur des plages où la fréquence du vent nous fait avaler plus de grains de sable que de nicotine.

Des raisons de propreté concernant les mégots dans le sable pourraient être avancées, sans pour autant tenir la route : faites un tour sur une plage le soir, vous y trouverez beaucoup plus de papiers d’emballages ou de bâtons de glaces, tout aussi polluants et sales. D’ailleurs, certaines municipalités distribuent des mini-cendriers de plage à vider dans les poubelles situées près des accès aux plages, et ça fonctionne très bien (Noter, pour ma prochaine conférence à l’ENA : en appeler au bon sens et à l’intelligence des gens est généralement très efficace).

Non, là, monsieur le Maire nous a sortit l’arme à la mode du moment : l’interdiction.

Tout est interdit !

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La nouvelle est tombée ce matin : les médecins généralistes ont accepté le principe de primes à la performance. Une trentaine d’objectifs fixés aux praticiens leur permettra de cumuler des points afin de pouvoir obtenir une prime en fin d’année pouvant aller jusqu’à 9000 euros.

C’est la crise

Cabinet ou boutique de soins ?

La première réaction que m’a inspiré cette nouvelle, c’est celle d’une injustice.

Autant je suis le premier à reconnaître que le travail d’un médecin mérite d’être largement rémunéré, eut égard à l’investissement en termes d’études (une bonne dizaine d’années), aux horaires de dingues que font certains et au service rendu à la société dont la santé devrait être une priorité pour tout état qui se respecte ; autant donc, je ne vois aucun inconvénient à ce que les médecins soient bien payés, autant sont-ils actuellement parmi les victimes les plus durement touchés par la crise ? À l’instar des Recteurs d’Académie il ne semble pas que leur situation financière montre un besoin urgent d’assistance et de secours.

Pas étonnant cependant qu’on cherche à récompenser certains comportements médicaux de cette façon, parce que les libéraux au pouvoir dans l’ensemble du monde aujourd’hui (pas seulement français, européen ou occidental, souvenez-vous, ça s’appelle mondialisation) ne savent rien faire d’autre.

Pensée unique

Le monde économique actuel (donc le monde) fonctionne avec deux préoccupations majeures, non, pardon, uniques : la rentabilité ou l’économie. Rentabilité pour tout ce qui produit de l’argent, économie pour tout ce qui n’en produit pas encore, à cause de ce satané Conseil national de la résistance, de l’AGCS jamais imposé en force et de toutes ces politiques sociales menées – notamment en Europe – par ces gauchistes soixante-huitards qui heureusement aujourd’hui ont bien vieilli et adorent enfin le seul vrai Dieu : le marché (pas vrai, Dany ?).

Un petit mot sur le marché : Souvent personnifié par les médias (un petit cours de novlangue s’impose), il rassemble l’ensemble des spéculateurs qui gagne leur argent en jouant avec de l’argent qui n’est pas le leur (et qui souvent est le vôtre : comptes d’épargne, assurance vie, épargne retraite, etc.). Mais ne nous éternisons pas, d’autres en parlent mieux que moi.

La pensée de ces gens-là est très simple : toute action devant donc être rentable (ou générer des économies pour l’état), il ne suffit pas qu’elle soit efficace, il faut qu’elle soit efficiente. La différence est très simple, il faut que les pratiques mises en place en fonction des besoins de l’entreprise ou de la société atteignent leur but, mais de plus qu’elle le fassent en utilisant le moins de moyens possible. En gros, fabriquez des Mercedes pour qu’on puisse les vendre, mais au coût d’une Dacia. Pour ce faire, nos sublimes penseurs néo-libéraux ont trouvé l’arme absolue : le logiciel unique. Lire la suite »

Cela fait 10 ans que nous sommes dans le XXIème siècle, c’est-à-dire que nous en avons parcouru 10% déjà, le temps suffisant pour que les plus-très-jeunes comme moi perdent l’habitude de dire “le siècle dernier” en parlant du XIXème. Ne riez pas les moins de 30 ans, je sais que nombre de lecteurs sont dans le même cas que moi, qui ai entendu pendant 20 ans des gens parler d’anciens francs.

Nous sommes aujourd’hui confrontés – avec plus ou moins de violence – à un monde qui s’est accéléré tant au niveau des réalités sociales que sur l’omniprésence de la communication numérique, avec l’explosion des réseaux sociaux et de leur messages instantanés et multimédia.  Mais l’ensemble de la société n’a pas forcément fait le pas de la modernité, loin de là…

Auto moto camion !

Et ça se voit tous les jours, dans toutes les rues et routes de nos belles cités et campagnes (tiens, je fais du JP Pernaud, va falloir que je me surveille) : j’ai nommé les panneaux du code de la route. Quelle ringardise ! Quels logos has-been (on dit vintage, chéri) !

Allez, revue d’effectif, en commençant par le plus polémique d’entre-eux, celui qui te dit que si tu quittes un instant des yeux le compteur de ton véhicule pour, éventuellement, surveiller la circulation, tu n’auras que ces derniers pour pleurer, compter les points qui te restent et surveiller ton compte en banque.

Non mais vous avez vu le look des véhicules ?

  • La dernière fois que j’ai vu un camion qui ressemblait à ça, c’était dans la grande vadrouille ;
  • la moto c’était dans un musée (ça doit être celle-là qui a servit de modèle) ;
  • pour la voiture, je me tâte… Chez playmobil, peut être ?

Je veux bien que certains panneaux soient anciens, et que de les mettre à jour coûte cher en développement, installation, remplacement, tout ce qu’on veut. Mais les radars, ça date pas des années 50, si ?

Tant qu’à créer un nouveau panneau, autant lui donner un look qui ressemble à quelque chose, et utiliser l’argent récolté pour qu’on puisse s’identifier un peu (même ma vieille bagnole qui date de 1992 a l’air moderne à côté). Tiens, pendant que nous sommes dans les véhicules, il y a ça aussi :

Amis agriculteurs de Beauce ou de Picardie, comparez avec votre moiss-batt’ dernier modèle, ça vous fera sûrement marrer ! Lire la suite »

Vite vu, le chômage…

Publié : le 24 mai 2011 par astringues dans politique, Société
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Il y a une éternité que j’ai envie d’écrire quelque chose sur les chiffres du chômage en France, et pourtant je vais me contenter d’un tout petit post :

Tout le monde sait que ces chiffres sont “plus maquillés qu’une BMW volée”, comme dit l’expression consacrée. Pourtant des fois c’est réjouissant :

  • l’Insee nous annonce environ 9% de chômage en France (source).
  • l’OCDE (si c’était un repère de gauchistes, ça se saurait) indique que 64% des français de 15 à 64 ans ont un boulot payé. Ce qui, si je calcule bien, représente 36% de chômeurs. En plus l’OCDE a l’air de trouver ça bien (si, si, je vous assure !)

Même si on enlève les étudiants et les retraités, on est loin du compte ! En résumé, au lieu de compter les chômeurs, comptons ceux qui ont un CDI à plein temps, le reste se fait par soustraction.

Hein ? Comment ? Ce n’est pas électoral ?

Désolé, j’avais oublié…

DSKgate ?

Publié : le 17 mai 2011 par astringues dans Féminisme, Société
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Comme beaucoup, je suis depuis trois jours bombardé d’informations et de réactions concernant l’arrestation puis l’inculpation de Dominique Strauss-Khan à New-York.

Moins compétent juridiquement que le dernier des juges du fin fond du Turkménistan, je me garderai de prendre la moindre position juridique sur ce thème, d’autant que les procédures américaines diffèrent largement de nos pratiques françaises. De plus, il semble que beaucoup d’informations n’ont pas été publiées et que les fameuses “zones d’ombre” restent encore nombreuses, ce qui est logique à ce stade de l’enquête.

Cependant, l’ensemble des réactions sur les écrans (TV et Web) me laisse globalement un sentiment de malaise, sur lequel je souhaite revenir.

Présumée victime ?

Peu de réactions dans la classe politique ou médiatique ont relevé l’importance et la gravité des préjudices subis – si les faits sont avérés – par la victime. Dans une période où l’ensemble des médias et de la classe politique mettent en valeur la notion de victimation et que les enquêtes sur ce sujet se multiplient, aucune des interventions publiques ne se préoccupe, à l’exception notable de Clémentine Autain, de ce qu’aurait subi la femme de chambre.

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